Cuisine et gastronomie

Les plus grands vins de Bordeaux, avec ou sans pesticides ?

C’est vrai ! Bordeaux est en retard par rapport aux autres régions viticoles, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle ne se convertit pas au bio. Entre 2014 et 2016, l’achat de pesticides CMR a été divisé par deux en Gironde, soit une quantité qui passe de 1 800 à 850 tonnes. Et il en va de même pour l’achat d’herbicides, celui-ci a baissé de 35%. Côté vignoble, 6 300 ha sur 110 000 ont été certifiés bio et environ 1 260 étaient en conversion.

Les vins bio bordelais, un marché porteur

Si les grands crus de Bordeaux ont eu une mutation trop lente, c’est surtout à cause de son climat qui est humide et peu venté qui est propice à la survenance du mildiou. D’après les rapports 2019, 7% uniquement de la surface de son vignoble a pu être convertie alors qu’en Provence, ce taux atteint les 23%. Cependant, il est vraiment indispensable que le Bordelais se convertit en bio.
C’est justement un marché très porteur, car de plus en plus de consommateurs cherchent à investir sur des vins bio, de nos jours. Les grands viticulteurs connaissent une forte demande en produits bio et de nombreux événements se concentrent aussi sur les vins bio et naturels, ne citant que le salon « Sous les pavés la vigne ».
Sans compter le fait que « Les vignerons veulent protéger l’environnement, faire attention aux produits utilisés – pour eux et leurs salariés – et faire un vin de terroir, car les vignes bio ont un système racinaire plus profond » comme l’explique Claire Tessier, une représentante de la fédération bio Nouvelle-Aquitaine.

Production de vins bio à Bordeaux, une pression sociétale

Par ailleurs, le fait de produire des vins bio permet aussi de répliquer à la pression sociétale qui domine dans la région bordelaise. Celle-ci est la conséquence de l’intoxication d’écoliers à la suite d’un traitement de vignes aux pesticides et elle a entraîné plis de 5 ans de polémiques.
En 2014, 23 enfants et leur professeur ont eu des malaises à Villeneuve-de-Blaye, suite à l’épandage de fongicides sur les vignes qui se trouvent à proximité de leur école. Les deux châteaux responsables ont été poursuivis en justice, mais ils ont été relaxé par faute de preuves. Après le parquet a fait appel.
En 2017, des analyses ont démontré que sur 40 grands crus bordelais, 37 sont composés de pesticides. Et enfin, en 2019, le tribunal de Bordeaux atteste la faute du château Vernous dans le déclenchement de la maladie de Parkinson chez une ancienne employée.

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